mercredi 26 août 2015

Je vais confier "ma vie" à une Nounou. Impressions.



Confier son bébé à une nounou du jour au lendemain n'est pas anodin. Je viens seulement de le réaliser, là, maintenant.

Je regarde mon bébé dormir et une larme coule, puis deux. Puis... Puis flûte, j'avais dit que je ne pleurerai pas. Que c'était pour mon bien, pour son bien, pour notre bien. Et ça l'est, j'en suis persuadée. Seulement, plus je me rapproche de la date fatidique, plus je suis triste. Triste à l'idée de ne plus être la personne qui partage ses journées. Je vais devoir confier mon tout petit à quelqu'un que j'ai rencontré 2 fois. C'est quoi 2 fois ? Même avec un mec, 2 rencarts, ce n'est pas grand chose...

Toujours est-il que le 1er septembre, nous allons commencer la période d'adaptation chez notre super assistante maternelle. Elle est adorable, souriante, câline. Elle semble parfaite.

Au programme, 4 jours de garde :

- Mardi (2h), je reste avec elle les 2 heures pour discuter des habitudes de Chupito.
- Mercredi (4h) je reste une petite heure, puis reviens le chercher 3h après.
- Jeudi (6h) je ne reste pas, je pars tout de suite.
- Vendredi (8h) idem.

Dans mes grands jours d'optimisme aigu, je dirais que c'est faisable et que ce sera plus difficile pour moi que pour lui. C'est ce qu'on dit, non ?

Mais voilà, je n'y peux rien, c'est dur. Pendant 5 mois, j'ai gardé mon bébé avec moi. Je l'ai observé, je l'ai câline, je lui ai donné à manger, je l'ai changé, lavé. C'est mon visage qu'il apercevait en premier au lever de la sieste. Il n'y avait que nous deux, puis nous trois le soir, Maintenant ce sera nous 4.

Alors je profite de tous ces derniers instants que nous avons rien qu'à nous. Je profite de son sourire, de ses pieds qui tapent sans fin sur son transat, de sa façon de me regarder taper sur le clavier de mon ordinateur, de ses gazouillis au réveil de la sieste, de ses mains qui s'accrochent dans mes cheveux fraîchement coupés, de ses éclats de rire avant même que je le touche pour le chatouiller.

Et en écrivant ses dernières lignes je me mets soudain à pleurer. Oh je ne suis pas triste, non... Je réalise simplement qu'un chapitre est terminé. Récemment une amie m'a confié qu'on ne faisait pas d'enfants pour les garder petits auprès de soi.

"Les voir grandir fait justement partie du spectacle".

Mardi prochain, mon Bébé va grandir et aller chez sa Nounou, et je profiterai du spectacle, le sourire aux lèvres.


Alice Mc Cloud

2 commentaires:

Caroline Gilson a dit…

Je me demande bien qui est cette amie... :) Et tu vas voir, le plus dur c'est maintenant : une fois que tu as franchi le pas, le quotidien reprend ses droits et tu vas très bien vivre tout ça !

Alice Mc Cloud a dit…

Vu comme ça, j'ai presque hâte ^^ !